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" Quand un artiste veut changer,
quand il veut inventer, il se met au noir " nous explique
Barnett Newman, à propos des tableaux de De Kooning
et de Franz Kline . C'est le moyen de repartir à
zéro, d'atteindre de nouvelles idées.
Par exemple, quand Pollock voulut, pendant
l'été 1951, réintroduire des figures
dans son travail, il le fit en réduisant sa gamme
chromatique au noir (émail) sur le fond blanc de
la toile. Le noir participe à l'allégement
de la palette, qui profite à la création d'images
audacieuses.
A ce titre, la couleur noire peut se comparer
à une technique, à un outil. C'est un instrument
objectif.
Paradoxalement, aucune couleur n'est aussi
subjective : les peintures noires de De Kooning seront immédiatement
associées à une crise de désespoir
existentialiste, que l'artiste n'a jamais nié". |