REVUE 1

 

 

"Traiter le nu comme une décoration,

comme un élément de décor parmi d'autres,

c'est suivre ce chemin :

 

  • DELACROIX
  • 1798-1863

JM.Allais / crayons de couleurs

  • INGRES
  • 1780-1867
  • CHASSERIAU
  • 1819-1856
  • PUVIS DE CHAVANNES
  • 1824-1898
  • MOREAU
  • 1826-1898
  • DEGAS
  • 1834-1917
  • GAUGUIN
  • 1848-1903
  • BONNARD
  • 1867-1947
  • MUNCH
  • 1863-1944

 

...abandonné depuis.

 

 

 

Ce sont, au début, les couleurs de l'Orient et le traitement d'une surface, abstraitement: vêtements, bijoux, étoffes, tous motifs qui invitaient à créer un traitement analogique de la surface.

Eléments de composition et de couleurs chez Delacroix. Ils poussèrent Ingres et Chasseriau à chercher l'arabesque du corps comme économie de moyen.

La ligne qui vaut plus par elle-même que pour ce qu'elle signifie.

Et le corps n'est qu'une teinte douce chez Puvis, un bijou chez Moreau. La figure devient tellement élément du tout qu'elle n'est plus qu'une forme. Et la justesse du contour - la capacité signifiante plein/vide du trait - suffit. Et le modelé va disparaître. Accentué par ce goût de la couleur.

Gauguin puise l'énergie des couleurs, et leur attribue leur capacité d'expression. Puis donne au corps nu sa simplicité, son simplisme. Degas dessine par la couleur et dans le même temps, privilégie le formel, sa continuité, sa plasticité : il contorsionne l'asticot ingresque, et laisse indemne la piste lancée.

Munch, Bonnard les derniers, transporteront cette marque humaine, ce chiffre du corps toujours dans son décor, comme un élément, comme un signe, un appel d'humanité : masque ou fantôme coloré".

 

 

 

 

Motifs et dispositifs

 

 

JM.Allais / crayons de couleurs

 

Une délicatesse de trait. L'énergie du volume. Un corps. Un ruban qui se vrille. Et déjà plus que deux dimensions. Une forme puis une autre. Un mouvement de formes que nos yeux déroulent dans la page de gauche à droite. Une suite décorative qui possède, qui impose sa propre raison.

 

 

JM.Allais / crayons de couleurs

Et qui par un seul mouvement déplace son espace avec lui. Le modèle et son espace : le modèle est son espace.

 

 

JM.Allais / crayons de couleurs

Cette ambiguïté du fond et de la forme accentue la décoration et pourtant donne au corps une autonomie, le ramène à un simple signe.

 

 

 

 

Sans qu'il n'y perde son mouvement. Loin de dénaturer l'expression, le motif la remplace. La vie du modèle ne peut se séparer de son espace, sa couleur, son graphisme. La recherche n'est plus seulement de vraisemblance, de force. C'est l'assemblage de ces éléments qui donne sa valeur. L'auteur dispose.

E.Bari / monotype

 

 

 

Cette saturation des moyens - lumière, fond, forme, ligne,masse, valeur - c'est E.Bari qui nous la fait saisir vraiment ici. Et son travail en deux temps ne privilégie aucune des voies.
 

E.Bari / fusain

E.Bari / gravure sur bois

 

Se placer du point de vue du motif, c'est ignorer le point de vue de l'effet, de la conséquence. Eviter de conclure vont maugréer certains. Mais le motif est le mobile, ce qui met en mouvement, ce qui nous meut. Le mouvement de notre mouvement. Et ceci est une conclusion.

 

Je rappelle que toutes les illustrations et textes cités sur ce site restent la propriété de leurs ayants droit légitimes. Ils seront retirés à leur demande. Toute utilisation à but commercial de matériel se trouvant sur ce site sans autorisation de leurs ayants-droit est bien entendue proscrite.

REVUE 1