| Ce sont, au
début, les couleurs de l'Orient et le traitement d'une
surface, abstraitement: vêtements, bijoux, étoffes,
tous motifs qui invitaient à créer un traitement analogique
de la surface.
Eléments de composition et de couleurs
chez Delacroix. Ils poussèrent Ingres et Chasseriau
à chercher l'arabesque du corps comme économie de moyen.
La ligne qui vaut plus par elle-même
que pour ce qu'elle signifie.
Et le corps n'est qu'une teinte douce
chez Puvis, un bijou chez Moreau. La figure devient
tellement élément du tout qu'elle n'est plus qu'une
forme. Et la justesse du contour - la capacité signifiante
plein/vide du trait - suffit. Et le modelé va disparaître.
Accentué par ce goût de la couleur.
Gauguin puise l'énergie des couleurs,
et leur attribue leur capacité d'expression. Puis donne
au corps nu sa simplicité, son simplisme. Degas dessine
par la couleur et dans le même temps, privilégie le
formel, sa continuité, sa plasticité : il contorsionne
l'asticot ingresque, et laisse indemne la piste lancée.
Munch, Bonnard les derniers, transporteront
cette marque humaine, ce chiffre du corps toujours dans
son décor, comme un élément, comme un signe, un appel
d'humanité : masque ou fantôme coloré".
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