L'assurance de la reconnaissance et
l'angle décoratif nous pousse à colorer. Les recherches
de déformation, de décoration, de saturation du sujet
amènent à une coloration à la fois arbitraire et logique.
La peau humaine est une matière tour à tour mate, laiteuse,
chaude, luisante, froide, brillante, pleine de reflets,
changeante. Elle est l'exemple même du sans couleur,
de l'absence de ton réel. L'interprétation colorée n'est
donc qu'un moyen de suggérer, à peine d'exprimer. Pourtant,
elle a sa cohérence. Et oblige à trouver une partition
: demi-teinte, passages, rapport de chaud et de froid.
A varier sa répartition.
Ce
visage a - t - il une ombre ? une valeur ? des reflets
? Sa ligne est valeur et couleur simultanément.
JM.Allais / crayons de couleurs
La
circulation du flux coloré soulage le réel.
D'une
silhouette, d'une masse, d'aplats colorés, la forme
s'enfouit ou s'enfuit. La couleur ne structure plus
que la reconnaissance. La décoration à nu.
F.Senaud / pastel gras
La
couleur permet de casser ce réflexe de défense qu'est
la symétrie (culture de la défense !) Elle scande la
surface et nous nous jouons de ces renvois.
F.Senaud / pastel gras (détail)
Et
la saturation de ces jeux visuels nous mène au décoratif,
de nouveau.
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