REVUE 1

F.Senaud / pastel gras

 

 

 

L'assurance de la reconnaissance et l'angle décoratif nous pousse à colorer. Les recherches de déformation, de décoration, de saturation du sujet amènent à une coloration à la fois arbitraire et logique.

 

La peau humaine est une matière tour à tour mate, laiteuse, chaude, luisante, froide, brillante, pleine de reflets, changeante. Elle est l'exemple même du sans couleur, de l'absence de ton réel. L'interprétation colorée n'est donc qu'un moyen de suggérer, à peine d'exprimer. Pourtant, elle a sa cohérence. Et oblige à trouver une partition : demi-teinte, passages, rapport de chaud et de froid. A varier sa répartition.

 

 

 

Ce visage a - t - il une ombre ? une valeur ? des reflets ? Sa ligne est valeur et couleur simultanément.

JM.Allais / crayons de couleurs

 

La circulation du flux coloré soulage le réel.

 

 

D'une silhouette, d'une masse, d'aplats colorés, la forme s'enfouit ou s'enfuit. La couleur ne structure plus que la reconnaissance. La décoration à nu.

 

 

F.Senaud / pastel gras

 

 

 

La couleur permet de casser ce réflexe de défense qu'est la symétrie (culture de la défense !) Elle scande la surface et nous nous jouons de ces renvois.

 

F.Senaud / pastel gras (détail)

 

Et la saturation de ces jeux visuels nous mène au décoratif, de nouveau.

 

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