La bibliothèque toute violette
...sélection 2010
Bande-Dessinée, essais, fictions, poésies...
Découvrez la programmation à travers notre sélection d'ouvrages :
pour préparer et prolonger le festival, faites grossir votre bibliothèque
avec nos livres d'étoiles violettes.
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17 septembre - 3 octobre (Essonne)
La ville dans les bras du fleuve
Guillaume Apollinaire © Gallimard 1918
Le Flâneur des deux rives de Guillaume Apollinaire
«Les hommes ne se séparent de rien sans regret, et même les lieux, les choses et les gens qui les rendirent les plus malheureux, ils ne les abandonnent point sans douleur. C'est ainsi qu'en 1912, je ne vous quittai pas sans amertume, lointain Auteuil, quartier charmant de mes grandes tristesses. Je n'y devais revenir qu'en l'an 1916 pour être trépané à la Villa Molière.»
Gallimard
Architecture Contemporaine ; mode d'emploi de Gilles de Bure
L'architecture est l'art le mieux partagé et le plus imposé qui soit "omniprésente, à portée d'œil et de main" et pourtant souvent indéchiffrable. L'architecture est avant tout écriture, rythme, expression, poésie, création. À cet art, se superposent des techniques et des matériaux, des savoirs et des pratiques d'une grande complexité. Création et maîtrise qui, conjuguées, débouchent sur des fonctions et des usages essentiels. Mais ce qui distingue l'architecture de la construction, c'est sa dimension créative, qui en fait un art en perpétuelle évolution, lié aux avancées technologiques, économiques, sociologiques, politiques, philosophiques.
Ne ratez pas le zoom sur des architectes récents construisant des piscines.
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21 septembre - Maison de l'Habitat (Evry)
CaféVille "La ville au bord du fleuve"
Isabelle Backouche © EHESS 2000
La trace du fleuve de Isabelle Backouche
Comment, lorsqu'on évoque Paris, comprendre le paradoxe entre la forte présence imaginaire de la Seine et la relative indifférence des Parisiens d'aujourd'hui à l'égard de ses berges ? Mettant en lumière l'étonnante diversité des rôles du fleuve dans la ville du XVIIIe siècle, Isabelle Backouche montre à quel point la Seine a longtemps été stratégique, tant pour les hommes que pour les pouvoirs.
Jean Blaise, Frédéric Bonnet et Dominique Luneau © Gallimard 2008
Estuaire, l'art du fleuve de Jean Blaise, Frédéric Bonnet et Dominique Luneau.
De Nantes à Saint-Nazaire, dans des lieux de culture et en plein air, trente sites ont été investis par des artistes de renommée internationale tout au long de l'été 2007. Pérennes ou éphémères, leurs œuvres se sont installées, entre réserves naturelles et gigantesques bâtiments industriels, sur l'estuaire de la Loire. Ce vaste territoire est celui de la future métropole Nantes-Saint-Nazaire, qui comptera à terme un million d'habitants et dont l'objectif est de devenir, à l'échelle européenne, le pôle économique et culturel du grand ouest de la France. Événement biennal, Estuaire, dont la première édition a enregistré plus de 750000 visites, va se poursuivre en 2009 et 2011. Par-delà la confrontation du grand public à l'art contemporain, son ambition est de contribuer à l'aménagement d'un territoire dont l'histoire, l'économie et les paysages sont exceptionnels.
René Mettler © Gallimard Jeunesse 2006
Explorons l'estuaire de René Mettler
Sous la forme d'un carnet nature à la couverture rigide fermée par un élastique, l'auteur nous guide au coeur d'un milieu naturel très spécifique qu'il illustre lui-même avec des dessins réalistes aux traits fins. L'estuaire, embouchure d'un fleuve sur une mer ouverte où l'eau salée se mêle à l'eau douce, correspond à un environnement particulier. Quand la mer se retire, elle découvre de grandes vasières dans lesquelles le tadorne de Belon, le bécasseau, le goéland ou la bernache de Cravant plongent leur long bec à la recherche de vers et de mollusques. Le peintre René Mettler propose une visite en profondeur de la faune et de la flore qui constituent cet environnement particulier.
Patrice de Moncan © Mécènes 2009
Paris inondé - La grande crue de 1910 de Patrice de Moncan
"En janvier 1910, une crue, comme il ne s'en produit pas deux par sicle, a quadruplé la portée de la Seine. Les tunnels envahis, les égouts mis sous une pression qui les a rompus par places, les ponts battus par les eaux, les tranchées changées en canaux, les îles submergées, les quais changés en rues de Venise, des places lointaine crevées et submergées, des fragments de chaussée effondrés, des quartiers ravitaillés par des bachots, tel a été le spectacle singulier et terrible dont nous avons été témoins".
Un mois plus tard l'album "Paris inondé" est publié par le journal des débats qui avait aussitôt envoyé reporters et photographes saisir " sur Le vif " cette crue historique... Précieux et irremplaçable témoignage, aujourd'hui réédité. L'histoire nous apprend que les crues de la Seine ont été fréquentes à Paris... Et qu'une crue, semblable à celle de 1910, est toujours à redouter !
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24 septembre - Cine220 (Brétigny)
Sur la route du Mississippi
Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier © Omnibus 1995
50 ans de cinéma américain de Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier
Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier, deux grands passionnés, nous font voyager au pays des films américains. C'est un indispensable ouvrage de référence, un modèle absolu de littérature critique.
Prix du livre Art et Essai 1991 décerné par le Centre national de la cinématographie, Prix Simone Genevois du meilleur ouvrage littéraire sur le cinéma
Celui qui en parle mieux, c'est Bertrand Tavernier (Entretien mené par Ronny Chester & Xavier Jamet - Septembre 2005) : dès que je vois un film, j’envoie un petit mot à Coursodon : "Si jamais un jour on devait refaire le livre, là on a été un peu injuste, là on devrait étayer, etc". C’est un livre qui s’écrit au quotidien. Exemple sur Beach Red de Cornel Wilde, je n’ai pas manqué d’envoyer un mot à Coursodon sitôt le film terminé, ou encore sur Hustle d'Aldrich, The Monster and the Girl de Heisler... J'ai aussi envie de rajouter un paragraphe pour parler de La Splendeur des Amberson, affiner le texte sur de Toth, cinéaste que nous avons contribué à réhabiliter. Et quelquefois on s’aperçoit qu’on avait sacrément raison. Par exemple, en revoyant The Yearling (1946) de Clarence Brown, j’étais assez content de ce qu’on avait pu écrire sur le film. Et inversement : on a tout aussi bien pu être injustes, ou surévaluer des films…
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25 septembre - Cine220 (Brétigny)
Rencontre avec Tavernier, entre ville et eau
Dans la brume électrique, James Lee Burke
Traduit de l’Anglais (Etats-Unis) par Freddy Michalski
Une équipe de cinéma s'est installée à New Iberia pour y tourner un film épique sur la Guerre de Sécession, avec la star hollywoodienne Elrod Syes. Arrêté par Dave Robicheaux pour conduite en
état d'ivresse, l'acteur affirme qu'il a vu, pendant le tournage d'une scène dans un marais, le corps momifié d'un Noir enchaîné.
Dave est tenté de croire à ce récit invraisemblable car, trente-cinq ans plus tôt, il a été le témoin impuissant de l'assassinat d'un homme de couleur par deux Blancs. Le corps n'avait jamais été
retrouvé.
Le shérif se moque bien d'un crime vieux de trente-cinq ans. Mais lorsque Dave est face au squelette de la victime, il comprend que le souvenir de ce meurtre n'a cessé de le hanter... En fait, il
comprend que la Guerre de Sécession ne s'est jamais arrêtée et que la bataille de New Iberia continue. Avec une rare violence.
Ce roman aux accents faulknériens est l'un des plus beaux de James Lee Burke, c'est lui qui a inspiré le film.
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Le 26 septembre à Brétigny
David Ducoin et Julie Baudin ©Glénat 2005
Zanskar : Intime de David Ducoin et Julie Baudin
Enchâssé dans un paysage inouï, le Zanskar, réseau de vallées barrées de cols et couronnées de sommets à plus de 6 000 mètres, est l'un des joyaux de l'Himalaya indien. L'hiver, la seule voie de communication avec le reste du monde est la rivière gelée, qui conduit à la ville lorsque la glace est assez forte pour supporter le poids d'un homme. Terre bouddhiste, le Zanskar a su préserver ses traditions. Amoureux de ce pays, David Ducoin a voyagé au Zanskar, revenant chaque année, partageant la vie d'une famille zanskarpa. Il nous livre ici des photographies et un témoignage étonnants : l'intimité d'un pays en devenir, entre tradition et changement. Un choix d'itinéraires de trekking accessibles aux marcheurs plus ou moins expérimentés complète ce beau livre, qui nous laisse sous le charme d'un Petit Tibet à la beauté grandiose et sauvage.
Hergé © Editions de Minuit 1980
Tintin au Tibet de Hergé
Tintin au Tibet est un album à part dans l'oeuvre d'Hergé. Le dessinateur décida de le commencer alors qu'il traversait des moments difficiles dans sa vie. L'histoire commence à paraître dans le journal Tintin à partir de 1960. Une fois cette aventure terminée, Hergé s'est senti soulagé et séparé de ses problèmes personnels. Cette aventure est la plus simple possible. Contrairement à Coke en stock, les personnages sont beaucoup moins nombreux. Pas de méchant, puisque même le yéti apparaît finalement être sympathique, pas de Dupond et Dupont. Il n'y a personne d'autre que Tintin, Milou, Haddock et leurs compagnons de route que l'on ne reverra pas. Certes, on aperçoit Tournesol, mais il n'est là qu'au début de l'histoire. Les décors sont aussi amoindris. Les images sont précises mais font surtout place à la neige. Le blanc est omniprésent. Cette aventure très simple met en évidence le courage de Tintin pour sauver son ami Tchang (Le Lotus bleu) que tout le monde, sauf le jeune reporter, croit mort des suites d'un accident d'avion. Hergé exprime sa fascination pour l'Orient et les phénomènes paranormaux, tels que le rêve prémonitoire ou la lévitation. Lors de la réédition de l'album, quelques modifications furent apportées. Une scène un peu trop "explosive" fut supprimée. Hergé reçu aussi une plainte de la compagnie aérienne Indian Airways. Dans la première version de l'aventure, c'est cette compagnie qui était victime de l'accident d'avion. Hergé décida de transformer le nom de la compagnie en Sari-Airways.
--> A remarquer, l'album aurait pu s'appeler Tintin au Népal
--> Remarque 2, la soirée Tibet c'est le 26 à Brétigny mais on parle de Tintin le 3 octobre à Etampes
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2 octobre - Conservatoire de Musique (Etampes)
Nuit blanche
Italo Calvino © Points 1996
Les villes invisible d'Italo Calvino
Toute ville recèle deux dimensions, la ville réelle et la ville invisible. Ces dernières ne sont sur aucun atlas, et on ne sait à quel passé ou présent ou futur appartiennent ces cités qui portent toutes le nom d'une femme. Peu à peu, le lecteur est conduit au milieu d'une mégalopolis contemporaine près de recouvrir la planète. Et tout au long passent des villes qui ne peuvent exister qu'en rêve : filiformes, punctiformes, dédoublées, effacées. Relation de voyage d'un Marco Polo visionnaire auprès d'un Khan mélancolique, ces nouvelles d'un monde rêvé forment un fragile et merveilleux catalogue d'emblèmes. Tout est inutile, si l'ultime accostage ne peut être que la ville infernale, si c'est là dans ce fond que, sur une spirale toujours plus resserrée, va finir le courant nous explique-t-il.
Stéphane Perger et Léo Henry ©Emmanuel Proust 2008
Le guetteur mélancolique (Sequana - tome 1)* de Stéphane Perger et Léo Henry
Par son patient l’archevêque de Notre Dame de Paris, le docteur Paul-Philippe Treignac a été mis en garde contre l’imminence de problèmes qui allaient secouer Paris et s’est laissé conseiller que quitter momentanément la ville serait la plus sage des décisions.
Comme quoi les spectaculaires inondations qui donnaient à Paris cette année-là un autre visage n’étaient pas les seuls problèmes qui menaçaient la capitale de la France du président Fallières.
Alice, la fille du docteur Treignac, ambitionnant de devenir très prochainement la première femme médecin, n’a pu se résoudre à suivre son père et à laisser ses études alors quasiment terminées. Son ami Thibault, le fils du commissaire Montjour aurait peut-être pu avoir son mot à dire, mais le chemin d’Alice ayant tout juste croisé celui d’un malfrat (un certain Jeannot) qui l’a prise en otage, elle n’avait de toutes façons pour l’heure plus aucun pouvoir d’initiative...
* Sequana est le nom que donnaient les Gallo-Romains à la déesse de la Seine
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3 octobre - CINEtampes (Etampes)
Le pont
Pierre Fresnault-Deruelle ©Réflexions faites 2008
Images à mi-mots de Pierre Fresnault-Deruelle
Dans ce livre, il nous apprend à lire les images, vignettes de bande dessinée et dessins de presse confondus, sous tous leurs angles. Il le fait à mi-mots, car les images sont à bien des égards porteuses de mots, par exemple sous forme de calembours visuels (l'image, dans ce cas, fait venir à l'esprit un mot ou une expression qui ne sont pas montrés mais suggérés) ou encore sous forme de mots dans l'image (celle-ci traite alors le texte comme si c'était un objet visuel). De plus, le texte de Pierre Fresnault-Deruelle ne cherche jamais à effacer l'image sous le texte, tout en posant avec clarté la plus-value d'une lecture écrite.
Tintin et la ville de François Schuiten, Pierre Puttemans, Diane Hennebert et Dominique Maricq
Pour tout amateur de Tintin, c'est une évidence : le petit reporter est Bruxellois. Au détour des cases, une avenue connue, un quartier typique, une silhouette de bâtiment, une atmosphère bon enfant renvoient immanquablement Tintin à la ville natale de Hergé, son créateur, même si celui-ci s'est appliqué, au fil du temps, à gommer les références trop explicites.
De ce simili-Bruxelles, Tintin s'embarque vers d'autres cités : Moscou, Shanghai, Chicago, New Delhi... Certaines ont été "croquées" par Hergé sans véritable souci de vraisemblance. D'autres sont au contraire des plus fidèles à la réalité. Et partout, même dans les villes inventées (Klow, Wadesdah, Tapiocapolis...), Hergé ne peut s'empêcher de semer avec humour des éléments bien de chez lui, expressions du dialecte marollien à peine déguisées ou allusions amusantes. Cette promenade urbaine démontre avec vivacité qu'à côté des territoires vierges ou des océans mystérieux, la ville peut aussi être la scène de formidables aventures. Cet album retrace le parcours de l'exposition Tintin en ville, mise en scène en 2004, au cœur de Bruxelles, pour célébrer l'installation de la Maison de l'Urbanisme.
