ECRIRE L'HISTOIRE DE L’ART tome 4/4:
1960/2000 OU S'ARRETER ?
Le réel prend le pas et se confond avec sa représentation. L'artiste conçoit des "mythologies personnelles". Le musée devient schizophrène: à la fois montreur, découvreur et commanditaire, celui qui propose ET celui qui dit ce qui vaut. L'art et son histoire deviennent le matériau même de l'art. Dans le même temps, avec les sciences humaines en évolution, l'histoire de l'art s'intéresse aux contre-cultures (BD, mode, rock..) et devient histoire de l'art et des images.
Peut-il y avoir une seule idée de l'art, progressiste (quel rapport au passé, y compris le mouvement moderne, récent passé ?), universelle (dans une culture des médias mondiale)? Et comment la
décrire ?
L'ART VIVANT
SEANCE 1 :
9 octobre 2010 (Médiathèque Colette - Lisses)
CONCEPTION EXISTENTIELLE DE L'ART
Approche critique du médium pictural, de sa finallité, de sa valeur d'usage RAUSCHENBERG (53-64) "combler le trou entre l'art et la vie". performances, silences musicaux, automatismes, traces, peintures combinatoires d'images trouvées. TWOMBLY / CAGE/ CUNNINGHAM/ Happening de KAPROW et FLUXUS (1961)... jusqu'à BEN DAN FLAVIN installe une lumière électrique, transforme l'espace: un au-delà de la peinture et de la sculpture commence
SEANCE 2 :
16 octobre 2010 (Médiathèque Colette - Lisses)
LIMITES DE LA PEINTURE, IMPORTANCES DU LIEU
Jeu avec le cadre de STELLA (64), le motif comme outil visuel BUREN/TORONI/VIALLAT. Géométries BARRE/VASARELY/MORELLET, abstraction minimale et sensible, cinétisme, hasard et langage… jusqu'à "ART ET LANGAGE", le conceptuel.
SEANCE 3 :
6 novembre 2010 (Médiathèque Colette - Lisses) -
CONFÉRENCE OUVERTE À TOUS.
LA VILLE RECONSTRUITE 60-80
L'architecture qui vient après la période de reconstruction et après Le corbusier veut dépasser un fonctionnalisme froid, uniforme. Les grandes villes tracées sur un plan vide par de grands architectes oublient les sciences humaines qui entrent en jeu. On peut écrire le programme de villes nouvelles. Le contexte de la ville agit sur les formes et réflexions. Quatre grandes pistes se dessinent. (dont on trouve des exemples dans l'agglomération nouvelle: du concours des Pyramides à la cathédrale)
- On réaffirme la possibilité du moderne [ANDO / CIRIANI (bâtiment du Canal) / RIBOULET (logements de l'allée Jacquard)] après Le Corbusier.
- On pense la ville comme événement permanent (FRIEDMAN / ARCHIGRAM / SUPERSTUDIO / CANDILIS JOSIC WOODS / VAN EYCK / le projet non retenu de AUA au concours des Pyramides, le supermarché de Ris de PARENT).
- On ne veut construire des choses nouvelles qu'en inscrivant dans l'histoire de la ville (ROSSI / HUET) ou dans un néorégionnalisme critique (BOTTA)
- On crée une ville high tech en jouant de la technique de fabrication, en la montrant, colorant, détournant (FORSTER / PIANO / ROGERS à Beaubourg).
SEANCE 4 :
20 novembre 2010 (Médiathèque Colette - Lisses)
DE L'IMAGE A L'OUTIL
Après guerre la non figuration organique s'opposant radicalement au constructivisme géométrique issu du Bahaus ? MICHAUX / FAUTRIER / DUBUFFET / FONTANA
Le groupe européen COBRA se constitue en 1948, cherchant dans l'art des enfants,une puissance primitive qui dépasse "l'art nègre et Picasso", CHAISSAC / BISSIERE, peintre rustique moderne, explorent un art non savant, instinctif... jusqu'à l'immédiateté des années 80 de BASELITZ / KIEFER / ALBEROLA / FREUD / COMBAS (nouvel art brut) et l'exposition des Magiciens de la terre de 1989.
L'ART ET LE QUOTIDIEN
SEANCE 5 :
4 décembre 2010 (Médiathèque Colette - Lisses).
CONFÉRENCE OUVERTE À TOUS.
UNIFIER LE MONDE ESTHETIQUE ET LE QUOTIDIEN
1960 le groupe Nouveaux réalistes que décrit RESTANY joue du hasard, de la collection, de l'accumulation mais aussi du trop plein et de la destruction que sécrète les vies d'après-guerre: les médias (HAINS), la représentation des genres (NIKKI DE SAINT PHALLE), les machines (TINGUELY), la nourriture (SPOERRI), les rapports humains (KLEIN). Comment exposer ces questions ? Comment les montrer ?
Simultanément, le pop art est d'abord anglais et plus critique, plus littéraire BLAKE / HAMILTON mais la bascule vers les Etats Unis de WARHOL / LICHSTENSTEIN / OLDENBURG aborde le rapport de la
représentation des objets quotidiens à la société de consommation jusqu'à... KOONS
Quelques lectures de DEBORD La société du spectacle 1967 accompagnent cette conférence ouverte à tous.
SEANCE 6 :
18 décembre 2010 (Médiathèque Colette - Lisses)
QUAND LES ATTITUDES DEVIENNENT DES FORMES
Cette volonté d'aller hors du musée, au plus près du réel se retrouve dans des actions brèves, signifiantes, éphémères, provocatrices quelquefois (GINA PANE / CHRISTO / SMITHSON) Le corps ou le
paysage deviennent matériel et la photo le média qui retranscrit ces performances.
L'expo de 1969 à Berne cherche à penser/décrire/mettre en forme ces interventions et faire évoluer (annuler) leur qualification. Quand le projet, le concept deviennent plus importants que
l'oeuvre. L'art est difficile à circonscrire et dire. Jusqu'à CALLE / SHEARMAN
SEANCE 7:
8 janvier 2011 (Médiathèque Colette - Lisses)
FAIRE DES IMAGES DANS UN MONDE D'IMAGES
D'un hyperréalisme plus critique que l'on ne l'a imaginé (MORLEY/ HANSON), on découvre une génération qui travaille sur l'image (RICHTER/POLKE/LAVIER/SEICHAS/ BUSTAMANTE). L'art est communication.
SEANCE 8 :
22 janvier 2011 (Médiathèque Colette - Lisses) -
CONFÉRENCE OUVERTE À TOUS.
LA RUE, LA PRESSE, LA BD, LA PUBLICITE. CULTURE ET CONTRE CULTURE
Des freaks de la côte Ouest américaine au magazines français de 1968, du cinéma expérimental à GODARD, des pochettes de disques de GLASER au centre Pompidou (1977), l'art vient de partout et va
partout. Plus proche et plus insaisissable.
HARRING (81) / MOEBIUS / Journalisme gonzo / CRUMB / Graphismes de WIDMER / LUBALIN / théorie de dérive urbaine de VENTURI "Learning from Las Vegas" jusqu'à l'exposition de Beaubourg "l'art
et la publicité".
BESOINS DE PERSPECTIVES ?
SEANCE 9 :
5 février 2011 (Médiathèque Colette - Lisses)
DES OEUVRES PRETEXTES A DISCUSSION
Des installations de KABAKOV, des relectures du mythe soviétique écroulé de BULATOV, l'artiste HYBERT qui agit comme un chef d'entreprise, la projection vidéo comme expérience totale de RIST, les récits intimes de GOLDIN, il n'y a plus de cellules propres à une discipline.
SEANCE 10 :
12 février 2011 (Centre d'Art Contemporain - Brétigny)
FABRIQUER DES ESPACES D'ECHANGE
L'oeuvre comme projet politique et social fondé sur la notion d'échange de HIRSCHORN, les bonbons à prendre de GONZALEZ-TORRES, et les cellules modulables, compartiments à investir de ABSALON et de l'atelier VAN LIESHOUT (réalisé en 2000 à Bretigny). Les artistes créent des propositions de modification de comportement: l'art est absolument dans la vie. Lecture de BOURDIEU "Libre échange" 1994.
SEANCE 11 :
12 mars 2011 (Médiathèque Colette - Lisses)
INTERROGER L'HISTOIRE DE L'ART
Lecture critique et caustique de l'abstraction de PIFARETTI/ PANAMARENKO
L'interrogation du musée de HAACKE / BIJL / TUPPER; des récits fragmentés, une mythologie réinventée, un jeu avec les conventions visuelles, 50% du marché mondial de l'art est américain, le monde
globalisant tend à créer un goût global et de bon ton. L'avenir de l'interculturel contre le multiculturel ?
SEANCE 12 :
26 mars 2011 - Vitry
VISITE DU MAC / VAL
Sortons ! Dans le premier musée crée en banlieue. Voir des oeuvres et voir l'espace d'exposition lui-même. Groupe de 30 personnes.
LA NOTION DE CONTEMPORAIN
SEANCE 13 :
2 avril 2011 (Médiathèque Colette - Lisses) -
CONFÉRENCE OUVERTE À TOUS.
ARCHITECTURE 1985-2000
Les propositions récentes architecturales mélangent elles aussi les disciplines entre elles et s'imprègnent de philosophie (l'hétérogénéité de Derrida).
Le monde éclate de références, sollicitations visuelles, culturelles, l'architecte veut créer un accident dans la ville et cela se retrouve dans le post moderne de MOORE/ GEHRY (Logements de
SARFATI à Evry), dans l'incident urbain de COOPHIMMELB(L)AU, dans la disjonction et l'effet de surprise de TSCHUMI (Le Fresnoy 91-98)/ KOOLHAAS (euralille 88-95), dans le minimalisme de PERRAULT
(Grande bibliothèque 89-97), dans le jeu de référence culturel de NOUVEL (Institut du monde arabe 81-87).
Plus récemment, dans le jeu de réhabilitation des friches industrielles (HERZOG/DE MEURON Tate modern de Londres 95-99), l'animation par le végétal ( FRANCOIS immeuble qui pousse 99), la lumière
(ITO tour des vents 86) l'achitecture veut devenir un événement elle-même... jusqu'à attirer par son charisme dans des lieux où l'on n'irait pas: Bilbao: architecture cosmétique ?
SEANCE 14 :
9 avril 2011 (Médiathèque Colette - Lisses)
PANORAMA DE MISE EN SCENE
Tout comme le commissaire d'exposition tend à devenir le créateur de l'événement "exposition", au prix d'oeuvres instrumentalisées et spectaculaires, l'opéra gagne des metteurs en scène de renom, de merveilleuses relectures de classiques, des collaborations avec des plasticiens au prix de .. Un choix très subjectif présenté par Sansas SANSAS et Marie MARIE.
SEANCE 15 :
7 mai 2011 (Médiathèque Colette - Lisses)
MONDE DES IMAGES
Le cinéma, la télévision, la vidéo comme monde culturel continu annoncé par WARHOL, les images comme seconde nature PETTIBON / CURRIN / NEO RAUCH / GRAHAM
Un parcours dans la période cinématographique 60-90 laisse voir, comme ailleurs de nouveaux créateurs en position de relecture de "modernes classiques" BERTOLUCCI / BERGMAN / WENDERS une écriture
cinématographique en soi.
SCORCESE / LEONE / KUSTURICA / ALMODOVAR / COEN / BURTON / TARANTINO, la culture cinématographique entre dans l'écriture du film lui même
KUBRICK / SPIELBERG / LUCAS / COPOLLA / SCOTT / BEINEIX / CAMERON, Matrix, le clip, la video, les trucages créent un univers total, sur lequel certains réalisateurs pensent LYNCH / SODERBERGH
jusqu'au... film d'animation qui s'adresse à plusieurs ages et cultures mélangés
(DISNEY / PIXAR..)
SEANCE 16 :
21 mai 2011 (Parc du château - Chamarande)
LA COLLECTION DANS LE PARC
La sortie essonnienne-révision-find'année. La rencontre d'un parc et d'oeuvres disséminées: le principe des folies du XVIIIe à propos pour les surprises du XXIe ? Une promenade active alors...
Rdv au parking du château - Chamarande
Puis pique-nique d'été
