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L’apparente carrosserie des corps, des cheveux, des
peaux ne vient pas seulement des teintes métalliques,
d’une absence d’aspérité de la matière
et des formes les plus épurées possibles, les
corps n’ont pas d’ombres portées, les matériaux
n’interagissent pas entre eux. Les plis évitent
les bras sans peser un instant, les membres n’ont qu’une
déformation de convention, les corps n’ont pas
de présence corporelle.
L’autoportrait à la Bugatti peut tromper bien
des commentaires : où est le mouvement ici ? où
est la vitesse ? Pas de changement de position dans l’espace,
pas de courses, ni de trajectoires, pas de chute par rapport
à un système de référence.
Il n’y a pas de déplacement car si les figures
sont complexes elles ne pèsent pas.
Elle emprunte aux maniéristes, à
Pontormo qu’elle admire, de s’appuyer sur un contenu
totalement reconnu, éprouvé, sans obscurité,
presque vidé. Son esthétique est de l’affiche
mais la transmission du contenu, supposé résolu
l’est aussi. Lempicka nous débarrasse de comprendre.
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