La bibliothèque toute jaune
...sélection 2011
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avec nos livres jaunes étoilés.
15 au 25 septembre 2011, toute une histoire !
"Il y a un artiste en bas de chez moi"
Benoit Peeters Derrida Flammarion.
Peeters: "L’archive était pour Jacques Derrida une passion en même temps qu’un thème constant de réflexion. Comme il le déclara dans une ses dernières interventions publiques : « Je n’ai jamais rien perdu ou détruit. Jusqu’aux petits papiers, quand j’étais étudiant, que Bourdieu ou Balibar venait mettre sur ma porte (…) j’ai tout. Les choses les plus importantes et les choses apparemment les plus insignifiantes. »
UNE MERVEILLE. Ca semble être léger et puis ça vous lie. On devine un impatient, un narcissique, un ambitieux, un surbosseur et on s'y attache. On pense que cela va rester superficiel et puis quelques extraits le font souhaiter et puis, par l'enchainement des chapitres, la pensée sur l'homme s'articule. Il ya beaucoup de Peeters dedans: la fiction, le secret, l'image, les images. c'est très très fort.
Et puis plus loin: "Derrida était conscient de l’importance de cette archive et souhaitait qu’elle soit analysée. Dans un entretien accordé en 2001 à la revue Genesis, il expliquait aussi : « Le grand fantasme (…), c’est que tous ces papiers, livres ou textes, ou disquettes, me survivent déjà. Ce sont déjà des témoins. Je pense tout le temps à ça, à qui viendra après ma mort, qui viendrait regarder par exemple ce livre que j’ai lu en 1953, et demandera : “pourquoi a-t-il coché ça, mis une flèche-là ?”. Je suis obsédé par la structure survivante de chacun de ces bouts de papiers, de ces traces. "
Peut-on faire un portrait en creux, par ses lettres, par le témoignage de ceux qui l'ont connus, par des lieux ? N'est-on que cela ? Mais comment faire
?
Derrida © Galilée 2005
Apprendre à vivre enfin, Entretien avec Jean Birnbaum Jacques DERRIDA
Le 19 août 2004, Le Monde publiait un entretien avec Jacques Derrida. Paru sous le titre « Je suis en guerre contre moi-même », ce texte avait dû être légèrement
coupé, afin de convenir au format du quotidien.
Précédée d’une présentation écrite par Jean Birnbaum, c’est l’intégralité de leur échange qui paraît ici, tel qu’il avait été relu et contresigné par Jacques Derrida. Se présentant comme un
« spectre inéducable qui n’aura jamais appris à vivre », le philosophe a lui-même donné à cet échange sa charge testamentaire. D’où le motif central qui en structure le mouvement, motif
à la fois ancien et de plus en plus obsédant : la survie, c’est-à-dire « la vie la plus intense possible ».
Derrida Roudinesco © Flammarion 2003
De quoi demain... : dialogue de Jacques Derrida & Elisabeth Roudinesco
« De quoi demain sera-t-il fait? » interroge Victor Hugo.
Un philosophe, une historienne répondent au long d'un dialogue serré, exigeant. Pourquoi ont-ils choisi de faire ce livre ensemble ? En raison d'une longue amitié, au nom d'une histoire commune,
en vertu de la qualité d'un débat qui n'a jamais cessé entre eux depuis qu'à la fin des années soixante la jeune étudiante découvrit l'importance de ce penseur de quinze ans son aîné qui, avec
d'autres, réveillait l'esprit critique de toute une génération.
Derrida © Galilée 1996
Le Monolinguisme de l'autre de Jacques Derrida
"Ce livre, à la fois intime, entre soi et soi, et pourtant “hors de soi”, c’est une sorte de causerie, le murmure d’une confession animée, mais aussi une apostrophe jouée, la fiction d’un
entretien dramatique, un débat politique enfin – dans une langue au sujet de ladite langue.
Cela se passe avec soi comme avec tout autre quand un enfant d’hier essaie ainsi de parler de sa propre voix, et quand à son adresse il diagnostique cette maladie contractée à l’école, en Algérie
française, un mal du timbre et du ton, une folie du rythme ou de la prosodie – mais d’abord une sorte d’hyperbolite généralisée [...]" J.D
